Regroupant les personnes originaires d’Inde, du Pakistan, du Bangladesh, du Sri Lanka et parfois du Népal, la communauté dési est présente en France depuis plusieurs décennies. Bien qu’elle soit aujourd’hui ancrée dans le tissu social, culturel et économique du pays, elle reste souvent invisibilités ou réduite à des stéréotypes persistants.

Le racisme envers les personnes dési en France prend souvent la forme d’un racisme ordinaire, insidieux et quotidien. Il se manifeste par des remarques ou des appellations blessantes, comme l’usage de termes péjoratifs visant à réduire des identités riches et multiples à une simple insulte raciale. À cela s’ajoutent des critiques sur l’apparence physique couleur de peau, texture des cheveux ou encore des stéréotypes liés aux odeurs, souvent exprimés sur le ton de la moquerie ou du dégoût.

Ce racisme, banalisé et rarement pris au sérieux, agit comme une violence silencieuse. Il s’infiltre dans les conversations, les interactions professionnelles, les écoles, les médias renforçant l’idée que les personnes dési seraient “à part”, Ces formes d’humiliations, bien qu’ordinaires, laissent des traces
profondes.
Une nouvelle ère
Mais les choses bougent. Une nouvelle génération prend la parole, bouscule les codes, revendique sa complexité. À travers l’art, les réseaux sociaux, la gastronomie ou la mode, elle affirme : «nous sommes là, et nous ne voulons plus être effacé•es.»
@KolamParis








