De Barbaque à Le Loup Garou sur Netflix, Lisa Do Couto trace son chemin avec passion et détermination. Entre théâtre et cinéma, elle puise son inspiration dans chaque rôle, dans chaque rencontre, et se prépare aujourd’hui à de nouveaux défis aux États-Unis.

Quand et comment as-tu commencé le métier d’actrice ?
C’était en 2020, avec le tournage de Barbach réalisé par Fabrice Éboué. C’est en passant un casting avec Fabrice lui-même que tout a commencé.
Est-ce que ça a toujours été une volonté ?
Quand j’étais petite, j’avais plein d’idées de métiers, mais l’envie de faire du théâtre est arrivée très tôt. Et quand j’ai dû choisir entre faire d’autres études ou me lancer dans des études de théâtre, je ne me suis pas posé trop de questions.
Comme dit précédemment, ton premier rôle a été celui de Chloé Pascal dans Barbaque. Comment as-tu vécu l’expérience ?
J’étais trop contente ! En sortant de l’école de théâtre, on nous dit souvent à juste titre que ça risque d’être compliqué, qu’il faudra monter des collectifs, chercher des financements pour ses pièces, etc. Je ne m’attendais pas du tout à réussir le tout premier casting que je passais, et encore moins à jouer dans un film de Fabrice Éboué.
J’ai toujours adoré ses films et son humour, donc je me suis dit que j’avais beaucoup de chance. C’était une super première expérience. Avec le recul, j’aurais juste préféré tourner Skam avant Barbaque, pour m’habituer à jouer devant une caméra et être plus efficace, parce que je n’avais jamais tourné devant une caméra. Si je me revois aujourd’hui, je me dirais : “Mais t’es complètement perdue en fait !” (rires). Mais c’était une très bonne expérience.


Y a-t-il des personnes qui t’ont inspirée dans ce métier ?
Plein d’acteurs m’ont inspirée, notamment Denzel Washington. Je m’inspire aussi beaucoup des acteurs de théâtre : je trouve qu’ils ont une énergie qui me dépasse et que j’admire énormément.
Y a-t-il des films ou des pièces qui t’ont marquée ?
Oui ! La dernière fois, j’ai vu Passeport d’Alexis Michalik, que j’ai trouvée incroyable. J’ai été très émue. J’y suis allée avec ma mère et ma tante, qui ont elles-mêmes immigré, donc il s’est passé quelque chose d’assez fort.
À chaque fois que je vais au théâtre ou que je regarde un film que j’aime ou non l’oeuvre le simple fait de plonger dans l’univers de quelqu’un, d’observer le jeu des autres, je trouve ça hyper inspirant. Petite, j’étais fascinée par le fait de pouvoir changer de personnage, de complètement s’abandonner et d’essayer d’incarner quelqu’un d’autre.
On a pu te voir dans Le Loup Garou sur Netflix. Peux-tu nous raconter cette expérience ?
Oui ! La dernière fois, j’ai vu Passeport d’Alexis MC’était tellement génial ! Je ne m’attendais pas du tout à avoir un projet pour Netflix à ce moment-là. J’étais super contente. Et ce qui est drôle, c’est qu’il y a quatre ans, avec des amis, on avait eu l’idée de faire un film sur le jeu Loup Garou.
On avait même fait trois séances de brainstorming, en se disant qu’il fallait un huis clos pour limiter les coûts, etc. Et trois ans plus tard, je me retrouve à tourner un film sur ce jeu-là !
On a eu un réalisateur de fou, et tous mes collègues étaient incroyables.


Comment gères-tu la pression liée au métier ?
Je ne sais pas si je pourrais dire que je la gère toujours… Je trouve qu’elle est plus facile à vivre quand on travaille, quand on est en tournage, parce qu’on se concentre vraiment sur son rôle. On réalise aussi la chance qu’on a.
Mais la pression la plus difficile à gérer, c’est celle entre les projets : quand tu ne tournes pas, quand tu passes des castings… Je suis aussi mannequin, donc parfois, il y a des choses liées au physique qui ne me touchent pas, et d’autres fois, ça me fait faire une crise existentielle sans trop savoir pourquoi (rires) !
Heureusement, je suis bien entourée : j’ai beaucoup d’amour autour de moi, des gens que je connais depuis longtemps. Dès que j’ai besoin d’être écoutée, je le suis. Je pense qu’on ne sait jamais vraiment comment on gère… On essaye, c’est tout. Est-ce qu’on gère en vrai ? Je ne sais pas.
À quoi ressemblent tes journées ?
Ma journée idéale, quand je suis dans un bon mood et régulière : je me réveille, je vais à la salle de sport, je rentre et je balade mon chien. En ce moment, je prépare mon départ pour Los Angeles, donc dès que je peux faire des extras en restauration le midi ou le soir, je le fais.
Sinon, je vois mes amis, ma famille, je lis, je vais au cinéma. J’ai la chance d’habiter à Paris, donc il y a toujours plein de choses à faire.
As-tu une habitude particulière avant de jouer ?
uste avant le “action”, j’ai une petite pensée pour ma grand-mère. Et comme je suis assez spirituelle, j’essaie toujours de remercier quand les choses se passent bien.
Que peut-on te souhaiter pour la suite ?
Plein d’autres rôles ! Je viens d’avoir mon visa de travail pour les États-Unis, donc j’espère que ces trois prochaines années seront pleines de projets, de rencontres… et que je décrocherai mon premier contrat là-bas. Je serais trop contente !








