À seulement 21 ans, Anaïs Lunch partage sa vie entre les séances photo, les voyages et ses études universitaires. Installée à Paris depuis plus de deux ans, la jeune mannequin avance dans cet univers exigeant avec enthousiasme, curiosité et une volonté constante de progresser.
Photographe Pauline Wesolowska

Une rencontre inattendue pendant le confinement
L’aventure commence en 2020, en plein confinement. Des agents à la recherche de nouveaux visages découvrent par hasard une vidéo d’Anaïs sur TikTok. Peu après, elle reçoit un message sur Instagram.

D’abord méfiante, la jeune fille pense à une arnaque. Sa mère lui conseille d’ailleurs de ne pas répondre.
Mais Anaïs décide malgré tout de tenter sa chance. Les premiers échanges avec l’agence se déroulent entièrement à distance, par visioconférence. Elle signe finalement un contrat sans avoir rencontré ses agents en personne.
À cette époque, le mannequinat reste encore abstrait pour elle. Anaïs poursuit tranquillement sa scolarité et parle très peu de cette opportunité à son entourage. Même ses amis ignorent qu’elle a été repérée et qu’elle est représentée par la prestigieuse agence IMG.
Anaïs réalise sa première séance photo à l’âge de 16 ans. Accompagnée de son père, elle prend le train pour Marseille, où le shooting est organisé dans une magnifique maison située près d’une calanque.
Encore peu habituée à l’objectif, elle se sent intimidée, notamment sous le regard fier de son père. Malgré son jeune âge et son manque d’expérience, elle conserve aujourd’hui un souvenir particulièrement tendre de ces premières images.
Son parcours prend véritablement forme quelques années plus tard, lorsqu’elle s’installe à Paris. Elle reprend contact avec ses agents et leur demande simplement s’ils souhaitent toujours travailler avec elle. Leur réponse est immédiate : la porte reste grande ouverte.

Un mois après son arrivée, Anaïs change de coupe de cheveux, réalise ses premiers shootings tests et commence à construire son portfolio. Une séance avec le photographe Mathieu Puga lui permet notamment de décrocher rapidement une publication dans un magazine.

Des rencontres qui lui donnent confiance
Si Anaïs se montre aussi enthousiaste à propos de son métier, c’est en grande partie grâce aux professionnels rencontrés sur son chemin. Photographes, maquilleurs, stylistes, agents et autres mannequins l’ont aidée à prendre confiance et à trouver sa place.

Elle évoque avec reconnaissance les équipes qui ont su la mettre à l’aise dès ses débuts. Chaque expérience nourrit son envie de poursuivre, de mieux maîtriser son métier et de s’investir dans des projets toujours plus créatifs.

Entre mannequinat et études
En parallèle de sa carrière, Anaïs termine une licence en langues étrangères appliquées, avec l’anglais et le chinois comme langues principales. Une double vie qui demande de l’organisation, mais qui témoigne aussi de sa volonté de ne pas limiter son avenir au seul mannequinat.
La suite de son parcours académique reste encore ouverte. Elle envisage de s’inscrire en master, tout en s’intéressant à l’École 42 et à son cursus tourné vers l’informatique. Pour Anaïs, cette période est aussi stimulante qu’impressionnante : de nombreuses possibilités s’offrent à elle, sans qu’un chemin unique se dessine encore.
Tokyo, une expérience inoubliable
Le mannequinat lui permet également de voyager. Certaines missions ne durent que quelques heures, lui laissant à peine le temps de découvrir autre chose que l’aéroport. Mais son séjour de deux mois à Tokyo constitue une exception mémorable.
Malgré la chaleur et l’humidité, Anaïs décrit ce voyage comme le plus beau de sa vie. Elle y découvre une nouvelle culture, se lie d’amitié avec d’autres mannequins et bénéficie d’un accueil chaleureux de la part de son agence japonaise.
Cette expérience lui donne envie de repartir à Tokyo, mais aussi de découvrir la Chine, un pays qui fait écho à ses études et pourrait devenir une prochaine destination professionnelle.

Le rêve des podiums
Anaïs souhaite désormais explorer davantage l’univers des défilés. Admirative devant l’assurance et l’élégance des mannequins sur les podiums, elle sait qu’elle doit encore travailler sa démarche pour atteindre cet objectif.
Défiler un jour pour Chanel représenterait un rêve. Elle suit également avec attention les créations de grandes maisons comme Jacquemus ou Armani, dont les silhouettes et les robes nourrissent son imagination.

Pour autant, la jeune mannequin ne veut pas s’enfermer dans un plan de carrière trop rigide. Elle préfère avancer au gré des rencontres et des projets, expérimenter de nouvelles idées et continuer à apprendre.
À 21 ans, Anaïs Lunch incarne ainsi une génération de mannequins aux horizons multiples. Étudiante, voyageuse et jeune femme curieuse, elle construit son parcours avec patience, sans perdre le plaisir qui l’anime depuis ses premiers pas devant l’objectif.








