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Justine Bergen : « Avant d’être une mère, on est une femme »

À 26 ans, Justine Bergen jongle entre maternité, création de contenu et passion pour le cinéma. Une vie construite sans plan précis, mais avec une idée claire : ne jamais se limiter à un seul rôle.

Devenue mère à 19 ans, elle explique avoir longtemps eu l’impression d’être définie uniquement par la maternité. Avec le temps, sa vision a évolué. « Pour être une mère épanouie, il faut aussi être une femme épanouie », confie-t-elle. Aujourd’hui, elle refuse de choisir entre ses enfants et ses rêves.

Même si l’équilibre reste parfois fragile, notamment avec sa plus jeune fille qui vient de fêter son premier anniversaire, elle tente de trouver sa place entre vie de famille et ambitions personnelles. Elle reconnaît que l’organisation est encore compliquée, mais insiste sur l’importance de continuer à penser à elle, autant pour son bien-être que pour celui de sa famille.

Passionnée d’acting depuis toujours, Justine suit désormais une formation au Cours Florent. Un rêve qu’elle pensait inaccessible après sa première grossesse, avant de finalement se lancer pendant le Covid. À l’époque, elle tournait déjà des vidéos sans jamais oser les publier. « Je faisais des vidéos et je les donnais sur clé USB à mes copines, mais je n’osais pas les poster. »

Le confinement change tout. Elle publie ses premiers contenus en ligne, presque pour se lancer un défi. Rapidement, le public suit. Mais pour elle, les réseaux sociaux n’ont jamais été une finalité. « C’était une façon d’accéder à autre chose », explique-t-elle, en parlant du cinéma et de l’acting.

Si elle aime profondément la comédie et les rôles légers, Justine pense aussi pouvoir transmettre des émotions plus fortes à travers l’écran. Les expériences qu’elle a traversées lui donnent aujourd’hui une autre manière de jouer et de ressentir les choses.

Malgré les opportunités qui arrivent progressivement, elle garde une certaine méfiance vis-à-vis du succès rapide. « J’ai peur de me brûler les ailes », reconnaît-elle. Une peur nouvelle chez celle qui se décrit comme très spontanée à ses débuts. Aujourd’hui, chaque projet est davantage réfléchi.

Son passage aux César a d’ailleurs renforcé cette prise de recul. Fascinée par l’événement, elle raconte aussi avoir été déçue par certaines attitudes dans le milieu. Voir des invités passer une partie de la cérémonie sur leur téléphone l’a particulièrement marquée. « Je ne veux pas perdre pied et ne plus apprécier les opportunités qu’on m’offre. »

Cette volonté de rester fidèle à elle-même se retrouve également dans son rapport à son image. Longtemps complexée par ses cheveux roux et ses taches de rousseur, elle affirme aujourd’hui ne plus vouloir changer quoi que ce soit à son visage. « Pendant longtemps, je me suis détestée. Aujourd’hui, je me trouve très belle comme je suis. »

Quand elle parle de ses filles, enfin, Justine adopte une vision très libre de la parentalité. Pas de parcours imposé, ni de rêve projeté sur elles. « On ne fait pas des enfants pour les garder », dit-elle simplement. Son seul objectif : qu’elles grandissent heureuses et libres de choisir leur propre chemin.

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