Blog / LE FEU SOUS CONTROLE DE NAYA SEGO

LE FEU SOUS CONTROLE DE NAYA SEGO

Mannequin révélée par les campagnes et défilés de Céline sous l’ère Hedi Slimane, Naya Sego fait partie de cette génération d’artistes hybrides pour qui aucune frontière créative ne semble avoir lieu d’être. Du catwalk aux scènes musicales, du cinéma à la composition, elle bâtit pierre après pierre un univers complet, cohérent, habité. Un univers où la mode, la musique et le cinéma ne sont pas des disciplines séparées, mais les trois facettes d’un même personnage : elle-même.

Longtemps restée dans l’ombre d’identités multiples  culturelles, linguistiques, professionnelles , elle a choisi de créer une figure capable de toutes les réunir : Naya Sego. Un nom, une énergie, une présence. À seulement 22 ans, elle porte déjà l’empreinte d’un parcours riche en expériences et en introspection. Loin de jouer un rôle, elle écrit ses propres règles, compose ses propres morceaux, habille son corps et son esprit d’une esthétique aussi affirmée qu’intuitive.

Sa musique ? Un mélange subtil et électrique de funk et de rock. D’un côté, les guitares et l’ardeur d’un héritage grunge nourri à My Chemical Romance ou Nirvana. De l’autre, la fluidité chaleureuse d’un groove afro et jazz, héritée de ses racines et de son envie de rassembler. Là où le rock cogne, la funk enlace. Et entre les deux, Naya trouve l’équilibre exact, celui qui fait danser sans jamais diluer le fond.

L’artiste ne dissocie rien : le mannequinat l’a aidée à construire une image, à apprivoiser son reflet, à poser un regard fort sur ce qu’elle voulait incarner. Mais derrière les flashs et les looks savamment pensés, c’est la voix intérieure qui guide le processus. Chaque chanson est d’abord une émotion, une urgence, un élan brut qu’elle canalise ensuite avec méthode, entre improvisations instinctives et structuration précise.

Elle se décrit volontiers comme une synthèse de contradictions : une Française-anglaise-camerounaise, à la fois introspective et solaire, cérébrale et viscérale. Dans ses projets, on retrouve cette tension créative permanente — une « triple schizophrénie » qu’elle transforme en moteur plutôt qu’en frein. La mode lui offre des silhouettes. Le cinéma, des récits. La musique, une âme. Naya Sego est l’architecte de ce triptyque.

L’avenir ? Elle le veut fulgurant, mobile, total. Tournées musicales, collaborations avec des marques, long-métrage à défendre, nouveaux morceaux à sortir. Elle rêve même de faire un concert pendant un défilé, croisement parfait entre toutes ses vies. Sans jamais renier d’où elle vient, mais en affirmant haut et fort qui elle est en train de devenir : une artiste complète, libre et définitivement inclassable.

Partager cet article
redaction

Vous cherchez le dernier numéro ?
Abonnez-vous.

I’m sharing exactly what’s going on with the basement design project
right now and les prochaines annonces.

Articles similaires

LE FEU SOUS CONTROLE DE NAYA SEGO
Mannequin révélée par les campagnes et défilés de Céline sous l’ère Hedi Slimane, Naya Sego fait partie de cette génération d’artistes hybrides pour qui
Précédent
Suivant
Appuyez sur Entrée pour rechercher ou Échap pour fermer